De plus en plus clairement, se profile une solution à la barracuda du problème Ali Bongo dans certains milieux français. Barracuda, du nom de l’opération menée pour déposer l’ancien empereur centrafricain.

La raison invoquée reste la même et le président gabonais lui-même l’avait défendue, concernant Khadafi  » COMMENT VOULEZ-VOUS DÉFENDRE QUELQU’UN QUI TIRE SUR SON PEUPLE ? « . Les militaires français veulent laver la honte d’être restés l‘arme au pied pendant qu’ils suivaient l’assaut de militaires gabonais contre les civils, à deux pas de leur base. Ordre donné par Hollande et l’actuel ministre des affaires étrangères, alors ministre de la défense.


Le reportage de France2 procède de ce plan. Il n’y a que les pro-Ali ( dont l’intelligence n’a jamais atteint des sommets ) pour penser que cette émission était destinée au public gabonais. Pas du tout. La cible était l’opinion française, pour la préparer. Par des mots-clefs (« IL A FAIT CE QUE OMAR N’AVAIT PAS OSÉ FAIRE: FAIRE TIRER, À BALLES RÉELLES, SUR LA POPULATION « ).

Fidèle à sa réputation de n’écouter personne, Ali a décidé de relever le défi, selon sa propre formule:  » J’Y SUIS, J’Y RESTE, QU’ILS VIENNENT ME CHERCHER, JE NE PARTIRAI PAS ». Alors, la solution cubaine est née. Cuba, l’anti-impérialiste dont l’armée a toujours lutté auprès des peuples opprimés en Afrique. Cuba qui a permis à Sassou Nguesso de battre Pascal Lissouba. Cuba et son armée.

Ali n’est pas parti à Cuba pour déposer une gerbe au monument de Fidel Castro ni pour soigner son diabète, encore moins pour signer une équivalence de diplômes.

Il y a un hic pour la stratégie guerrière des deux camps: Jean Ping.
Jean Ping a couru en France pour faire stopper cette escalade. Pour dire aux belliqueux de se calmer car il refuse une prise de pouvoir violente. Fidèle à la philosophie de ses grands-parents asiatiques, il préfère la technique du python qui enserre sa proie et l’étouffe sans bruit.

Et cette stratégie marche pour le moment. Il est indéniable qu’Ali Bongo est devenu infréquentable ( aucun chef d’état ne met plus les pieds au Gabon ) et indésirable ( aucun chef d’état ne l’invite ni ne le reçoit dans son pays, en dehors des sommets réguliers ).
Ping a donc entrepris de voyager pour vendre son projet de transition pacifique.

Espérons que les bellicistes de tous bords patienteront, le peuple gabonais a déjà assez souffert.

Auteur : Jean Hilaire Obame

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