Nourredine et Jalil, les deux successeurs désignés d'Ali Bongo

Les gabonais adorent être dirigés par la famille Bongo, aux commandes de l’émirat pétrolier depuis 1967. Même mort, la descendance d’Omar Bongo – mort au pouvoir après 41 ans de règne – continue de garder son influence tant auprès des présidents français (Sarkozy, Hollande et Macron) et encore plus sur les gabonais eux-mêmes, chaque jour toujours aussi heureux de servir la famille présidentielle.

C’est donc tout naturel qu’après la disparition probable d’Ali Bongo – dont personne n’ose parler – aux manettes du pays aux termes de deux présidentielles qui se soldées dans le sang, les gabonais seront à nouveau prêts à faire allégeance aux deux héritiers désignés du trône présidentiel : Noureddine Edouard et Jalil Louis. Pour forcer la main du destin pour ses fils, Ali Bongo a déjà fait abaisser l’age minimum pour briguer le fauteuil présidentiel : 18 ans !

Une donne qui a toute son importance pour les dauphins d’Ali Bongo qui ne seront pas à aller chercher parmi les cadres du parti au pouvoir (Parti démocratique gabonais, fondé par Omar Bongo sur les cendres du Bloc démocratique gabonais de Léon Mba) mais dans le couple qu’il forme avec la franco-marocaine Sylvia Bongo.

Noureddine et Jalil parce que les deux sont les enfants biologiques de Sylvia Bongo qui a gagné en influence depuis le départ de Maixent Accrombessi du cabinet présidentiel. Sont donc exclus de succéder à leur père Malika Bongo (née d’une précédente union d’Ali Bongo) et Bilal, le fils adoptif du couple Valentin-Bongo. La faute donc à pas de chance pour ces deux “enfants” présidentiels condamnés à assister impassible à la prise de pouvoir des Bongo-Valentin.

Au regard tu tableau qui se dessine, il est on ne peut plus clair que le fauteuil présidentiel sera disputé entre les bien-nés Noureddine (25 ans) et Jalil (16 ans). Une dynastie familiale Bongo qui n’est toujours pas prête de s’arrêter en si bon chemin, surtout qu’elle bénéficie du soutien indéfectible de la France, l’ancienne puissance coloniale, qui voue à la famille Bongo une déférence à toute épreuve. Et tous les présidents français qui se succèdent depuis 1967 à l’Elysée n’ont eu de cesse de saluer cette hégémonie familiale qui a déjà plus de 50 ans de pouvoir.

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