PricewaterhouseCoopers (PwC), un réseau de professionnels chargé de missions d’audit, a révélé que la taxe d’imposition sur les loteries et paris au Kenya est la plus élevée de la région et devance, par exemple, les taxes appliquées au célèbre Strip de Las Vegas.

Les taxes sur les jeux en dehors d’Afrique

Considérée comme la Mecque du jeu au monde, Las Vegas facture 6,5%, tandis que les pays développés comme l’Allemagne (5%) et le Canada (20%) ont des seuils significativement plus bas que le taux entré en vigueur le 1er janvier au Kenya.

En effet, PwC indique que la nouvelle taxe de 35% sur tous les revenus de jeu est plus élevée en comparaison avec d’autres pays africains comme l’Afrique du Sud, qui facture 9,6%, le Rwanda qui facture 13%, ou  l’Ouganda avec une taxe de 20%.

La Tanzanie a quant à elle remplacé l’impôt sur les sociétés dans l’industrie du jeu par une taxe sur les revenus de 6%, ce qui incite à attirer plus de joueurs pour investir dans l’entreprise.

Pour rappel, le plafond de 35% figurait dans le projet de loi de finances de 2017, publié le 3 avril 2017, qui modifiait diverses dispositions fiscales, le jeu étant le plus durement touché.

Elle a augmenté les taxes sur les jeux, les loteries et paris de manière significative :  de 12% à 50% pour les jeux de 5% à 50% pour les loteries et de 7,5% à 50% pour les paris !

Revenons spécifiquement sur les loteries.

Taux d’imposition sur les loteries – inconsidéré en Afrique !

Cependant, selon le projet de loi signé par le président Uhuru Kenyatta, le plafonnement a été établi à 3% – sur le chiffre d’affaires des loteries, tandis que les entreprises de jeux et de paris seront soumises au taux sur leurs revenus bruts.

  1. Steve Okello, un partenaire fiscal de PwC, estime que la fiscalité du Kenya est sévère pour l’industrie naissante et pourrait nuire à la croissance des secteurs connexes et des revenus gouvernementaux, les entreprises touchées réduisant leurs activités ou déplaçant leurs activités.

Je pense que le changement fiscal, qui est probablement le plus élevé en Afrique, a l’air discriminatoire, vous savez qu’une industrie est sélectionnée et fortement chargée“, a déclaré M. Okello.

Nous verrons probablement beaucoup de réductions de dépenses si ce n’est des fermetures dans l’industrie qui affecteront la croissance globale de la fiscalité“, a souligné le partenaire fiscal.

Outre l’impôt général de 35% sur les revenus, les loteries paient 30 % d’impôt sur les sociétés et consacrent 25 % de leurs ventes à des organismes de bienfaisance comme une obligation légale avant de prendre en charge les gains et autres dépenses d’exploitation.

Seules les loteries accessibles en ligne risquent de survivre à ce taux d’imposition sur les loteries. L’avenir des loteries africaines se trouve-t-il en ligne, seules des loteries telles l’EuroMillions en ligne ou le Powerball US en ligne resteront pérennes ? Au dépit de la survie des loteries africaines locales ?

 

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