Lors d’une perquisition menée à leur domicile, les forces de l’ordre ont découvert une quantité impressionnante de substances illicites. Le butin se compose de centaines de plaquettes de Dezapan et de comprimés de Tramadol. Ces produits, normalement soumis à une réglementation médicale stricte, sont ici détournés de leur usage thérapeutique pour alimenter un marché noir lucratif où ils sont revendus comme drogues dures. Cette saisie confirme l’ampleur d’un trafic qui semble avoir pris racine dans le quotidien des riverains de la Lébombi-Léyou.
Le commerce de proximité comme façade légale
L’enquête révèle un mode opératoire bien rodé. Selon des sources proches du dossier, Judith Mambila utilisait son activité de commerçante au marché de Moanda comme une couverture idéale. Tandis qu’elle gérait son étal au vu et au su de tous, elle dissimulait en réalité une plateforme de distribution de « kobolos » opérant aussi bien en gros qu’au détail. Son fils, Guillaume, est présenté comme l’un des maillons actifs de cette entreprise criminelle, facilitant la circulation de ces substances dévastatrices.
Cette découverte met en exergue la complexité des réseaux de stupéfiants locaux, où des structures familiales s’organisent pour prospérer sur l’addiction. Les autorités judiciaires s’attellent désormais à remonter la filière pour identifier d’éventuels fournisseurs ou complices. L’objectif est de démanteler l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement qui permet à ces drogues de circuler avec une telle facilité dans la province du Haut-Ogooué.
Mandat de dépôt et attente de jugement
Le dénouement de cette opération de police s’est joué devant le Tribunal de première instance de Franceville. Présentés devant le juge d’instruction, la mère et le fils ont vu leur situation s’aggraver rapidement. Compte tenu de la gravité des faits et de la quantité de « kobolos » saisie, les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt le vendredi 13 mars dernier. Une décision qui marque le début d’une procédure judiciaire rigoureuse.
Actuellement en détention préventive à la prison centrale de Franceville, Judith Mambila et Guillaume Mokosso Moudjira attendent désormais de répondre de leurs actes devant la justice. Cette affaire, qui mêle liens du sang et trafic de drogues, sert de rappel brutal sur la vigilance nécessaire face à la prolifération des substances illicites dans les centres urbains du pays. Pour les habitants de Moanda, c’est un soulagement mêlé de stupéfaction qui prédomine après le démantèlement de ce réseau familial.



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