Bruno Ben Moubamba a beau revendiquer le contraire, son divorce avec le gouvernement du redoutable Issoze Ngondet lui est resté gravement au travers de la gorge. Sur son terrain de prédilection qu’est Facebook, le candidat malheureux à la présidentielle qui s’était résolu à devenir ministre de son ancien rival politique, n’a depuis le 7 septembre démissionné du gouvernement. Du moins officiellement !

Encore ce dimanche, soit 10 jours après son éviction nocturne du gouvernement, le président de l’ACR se considère toujours comme un “organisme gouvernemental” sur sa page Facebook. Il faut dire que les mauvaises habitudes ont la dent dure. Après avoir écumé durant 11 mois les réseaux sociaux avec son statut de “Vice premier ministre (VPM)” alors qu’il voulait devenir “président de tous les gabonais”, le double héritier de Mamboundou et de Mba Obame avait élu domicile dans le gouvernement de son ennemi juré.

Il faut dire qu’Ali Bongo lui offrait tout de même le 2 octobre 2016, le juteux poste de VPM donc de personnalité “importante”. Après avoir échoué à devenir “quelqu’un” en politique notamment dans le gouvernement parallèle d’André Mba Obame et sa grève de la faim, Bruno Ben Moubamba prenait ainsi sa revanche sur la “providence” qui refusait de faire de lui un “grand quelqu’un”. Et puis bam ! Seulement 11 mois à peine, voilà qu’Emmanuel Issoze Ngondet ose briser ses rêves de faire partie de l’administration publique officielle.

Finis les posts d’adoration d’Ali Bongo avec son éphémère statut de VPM. Désormais celui qui veut conquérir la Nyanga et en devenir le “leader politique” doit revoir ses ambitions à la baisse. Maudit Issoze Ngondet ! “Pour l’honneur et l’histoire”, Bruno Ben Moubamba se refuse donc de revenir ce simple “opposant” quelconque qu’il a toujours été loin des 3 lettres magiques de “VPM”, chères à sa jeune carrière d’opposant devenu amoureux de son ennemi politique : Ali Bongo.

Triste fin pour un acteur de la société civile devenu opposant radical, puis opposant modéré puis opposant tout court. Une épopée digne d’un film français à l’intrigue facile. Heureusement que notre opposant émérite est bi-docteur, il pourra donc se sauver de ce mauvais pas que lui impose encore cette fameuse “providence” qui continue de se jouer de lui.

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