Cela fait exactement deux mois, que le chef-lieu du département du Woleu, Oyem, n’a toujours pas de préfet. L’ancien locataire du Centre-ville, Barnabé Bangalivoua, a été affecté à Franceville, chef-lieu du département de la M’passa (Haut-Ogooué), sur décision du Conseil des ministres du 27 février 2018.

Une affectation jugée à Oyem comme disciplinaire. Tant, son successeur n’a pas été nommé depuis son éviction. L’intérim de l’ancien préfet des « escapades » est assuré par le nouveau sous-préfet d’AkamEssatouk, Edmond Bousia Ndong Obiang. A travers cette affection disciplinaire, Barnabé Bangalivoua paie le prix de ses incartades dans la ville d’Oyem.

Il passait le plus clair de son temps dans les boîtes de nuit et autres lieux mondains, souvent en compagnie de petites filles innocentes. La photo de l’homme, soupçonné d’être un distributeur automatique (Sic), a fait le tour de la toile, il y a quelques mois. Arrivé à Oyem en 2014, M. Bangalivoua aura donc passé quatre ans comme préfet du département du Woleu.

Un temps mis à profit pour tisser sa toile autour des jeunes filles, surtout après le décès prématuré de son épouse en 2015. L’homme n’hésitait pas à s’afficher ouvertement, à des heures indues de la nuit, avec des jeunes à la recherche des espèces sonnantes et trébuchantes. Certaines d’entre-elles étaient bien informées du bulletin de santé du préfet.

Mais, leur goût du gain a pris souvent pris le dessus sur le danger sanitaire qui les guettait. Un comportement indigne, de la part de Barnabé Bangalivoua qui, certainement, lui a valu son départ précipité d’Oyem. Même après cette décision, l’homme est resté imperturbable. Il a poursuivi tranquillement, durant de nombreuses semaines, ses escapades nocturnes à travers la ville voire au-delà.

Il y a quelques jours, il s’est rendu à Franceville, pour la passation de service avec le préfet sortant, Gustave Yvon Poyo. Le volage préfet n’est plus jamais revenu dire au revoir à ses anciens collaborateurs du chef-lieu du Septentrion. Il aurait dépêché ses proches à Oyem, pour récupérer ses effets. Un départ en catimini qui a surpris plus d’une personne dans la ville.

Avec La Une

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