Nous publions in extenso, ce message adressé à la résistance par un haut gradé de l’armée gabonaise ! 

 » Chers résistants,

Nous sommes de tout cœur avec le Peuple. Il faut que nos chefs comprennent que lorsque le peuple parle, nous devons écouter. Nous ne savons pas pourquoi Ali Bongo ne veut pas respecter ce que lui même a accepté à l’Élysée devant témoins.

Même dans l’armée, nous sommes divisés. Tout le monde est silencieux et attends voir ce qui va se passer. L’armée est vraiment divisée et on va prendre nos responsabilités.
Je voudrais que vous dites à vos mouvements que nous n’avons plus les mêmes stocks importants de gaz lacrymogènes et autres munitions qu’au soir du 27 août 2016. Nous sommes sous une surveillance internationale. Nous sommes même avertis.

Il faut dire à vos mouvements de maintenir la pression pendant toute une semaine. Nous allons venir en force pour vous intimider et vous disperser. Reculez-vous et revenez autant que possible pour que nous finissons les stocks. Nous n’allons pas tirer.

Si on tire, le président aura de problèmes. Si nous vous dispersons, rentrez dans les quartiers et demandez aux gens de sortir partout où vous avez programmé des marches. Occupez vous des endroits clés mais ne cassez rien. Si vous nous voyez venir, disparaissez et revenez toute la journée autant que possible. Maintenez la pression toute la journée.

Les corps vont se réunir d’urgence. Le ministre Massard n’est pas gabonais. On le sait. Et pas un seul chef de nos corps le respecte. Les camions citernes n’ont rien de nocifs. Résistez pendant la journée. Rentrez dans les quartiers et les institutions au cas où ils vous rasent. Généralisez tout et on verra tous ce qui va se passer.

Nous sommes aussi prêts. Nous sommes tous les fils et filles de ce pays. Nous n’allons plus utiliser les armes, enterrer les corps de nos frères la nuit comme en 2016 pour lui. Maintenez vos pressions sans casser ni piller. Nous vous soutenons.

Donnez le message au Peuple et à la Jeunesse. C’est ce que je peux faire pour que mon cœur reste tranquille. Nous acceptons enfin d’oser et mourir pour sauver le Gabon. Nous allons maitriser Ali Bongo le moment venu….

Les gens ne veulent pas parler, mais ils vous suivent tous.

Du courage chers résistants. »

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