Ali Bongo choisit décidément mal ses amis encore moins ses collaborateurs. Après avoir hésité à s’offrir les services d’un vice-président durant son premier mandat, sous la pression  de son propre dialogue d’Angondjé, Ali Bongo a dû recruter l’intrépide et gourmet politique Pierre-Claver Maganga Moussavou.

Nommé en août 2017 en récompense de son soutien visant à affaiblir Jean Ping, Ali Bongo ne pensais pas que ce choix lui en coûterait. Avec son AVC surprise, Ali Bongo ne peut plus diriger le Gabon. Maganga Moussavou qui a flairé la bonne affaire, s’active déjà pour prendre les choses en main et devenir le nouveau dictateur du Gabon.

Dans un discours qui fait grand bruit depuis vendredi, Maganga Moussavou se dit prêt à prendre le relais d’Ali Bongo et de faire signer au pauvre dictateur convalescent tous les décrets possibles et inimaginables pour éviter qu’ils perdent tout dans cette affaire. L’un son poste de vice-président, l’autre la présidence qu’il a hérité de son père Omar Bongo.

Maganga Moussavou qui s’est allié à la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, sont prêts à faire languir les gabonais qui attendent toujours d’être gouverné par un président même mal élu. Une guerre de succession qui est ouverte qui finira par se heurter au gang du Haut-Ogooué qui ne veut pas laisser le pouvoir à un non-Bongo.

Autant dire que les prochains jours seront décisifs pour le plan fomenté par Maganga Moussavou aidé de Mborantsuo pour conserver le pouvoir que la famille “présidentielle” usurpe depuis plus de 50 ans.

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