Le président Ali Bongo face aux médias

La Confédération africaine du football (CAF) ne badine pas avec les journalistes trop curieux. Trois journalistes africains venus couvrir la CAN gabonaise ont été sagement éconduits par l’instance de gestion du football africain. Leur crime : ils auraient filmé une conférence de presse à l’aide de leur smartphone alors que cela leur était interdit par l’intransigeante CAF.

La CAF ne rigole pas avec les droits de diffusion. L’instance dirigée par le Camerounais Issa Hayatou a décidé d’exclure trois journalistes, deux Egyptiens et un Ivoirien, de la CAN qui se déroule actuellement au Gabon. La CAF les accuse d’avoir filmé une conférence de presse à l’aide de leurs smartphones alors que les médias dans lesquels ils travaillent n’ont pas obtenu les droits de diffusion de la compétition continentale, rapporte nos confrères marocains d’Al Ahdath Al Maghribiya dans leur édition du week-end (21 et 22 janvier).

En ne respectant pas les règles établies par l’instance panafricaine, les trois journalistes ont été renvoyés illico dans leurs pays respectifs, d’autant plus qu’ils n’en étaient pas à leur première infractions. Les journalistes avaient auparavant reçu plusieurs avertissements de la part de représentants de la CAF, précise le quotidien arabophone.

La CAF a donc tout naturellement mis les noms de ces trois journalistes dans sa blacklist, ajoute le journal. Pire, les trois journalistes n’auront plus le droit de couvrir des évènements sportifs organisés par la Confédération africaine de football. En attendant leur départ du Gabon, les deux journalistes égyptiens et le journaliste ivoirien ont été interdits d’accès au centre de presse et aux conférences de presse, ainsi qu’aux gradins réservés au médias dans les stades qui accueillent la compétition africaine. Une situation qui les a obligés à acheter des billets pour accéder aux rencontre de la Coupe d’Afrique des nations.

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