Selon le communiqué officiel de la NACOC, les mis en cause sont inscrits en première, troisième et quatrième année. Leur arrestation découle d’une opération minutieusement préparée, déclenchée à la suite de l’exploitation de renseignements précis faisant état d’un trafic florissant au cœur de cet établissement d’enseignement supérieur, l’un des plus importants du pays.
Des produits du quotidien infusés à la drogue
Les premières investigations ont mis en lumière le mode opératoire surprenant de ce réseau présumé. Les suspects auraient en effet transformé le cannabis brut pour l’intégrer dans des produits de consommation courante destinés à leurs camarades. Les enquêteurs ont ainsi identifié de la crème glacée, du sobolo – une boisson locale très prisée –, des caramels, du poivre ou encore des œufs, tous soupçonnés de contenir des dérivés du stupéfiant.
Lors de cette descente, les agents de la Commission ont procédé à la saisie de multiples substances suspectes. Ces éléments matériels ont immédiatement été acheminés vers des laboratoires pour y subir des analyses médico-légales approfondies. Ces expertises scientifiques seront déterminantes pour confirmer la composition exacte des produits et consolider les preuves dans le cadre de l’enquête.
Une enquête en cours et un appel à la vigilance
Actuellement entre les mains des forces de l’ordre, les cinq étudiants coopèrent pleinement avec les enquêteurs. Les investigations se poursuivent activement afin de cartographier l’ampleur de ce commerce illicite et d’identifier d’éventuels complices, qu’ils soient impliqués dans la chaîne de production, l’approvisionnement ou l’écoulement des marchandises illicites sur le site universitaire.
À travers ce démantèlement, la Commission de contrôle des stupéfiants a réaffirmé sa fermeté face à l’infiltration de la drogue dans les espaces éducatifs. L’institution a saisi cette occasion pour exhorter l’ensemble de la communauté estudiantine à se tenir éloignée de toute activité liée aux stupéfiants. En attendant la clôture du dossier, si les charges sont formellement prouvées, les cinq jeunes risquent de lourdes peines devant la justice ghanéenne.



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