Ali Bongo dicte décidément à bonne distance, les décisions de la haute cour gabonaise dirigée par sa belle-mère. Alors qu’aucun acte légal n’explique un cas de force majeur, Ali Bongo vient de faire prolonger de 9 mois supplémentaires le mandat des députés gabonais, selon une décision prise en toute confidentialité par la Cour constitutionnelle le 11 juillet.

Les députés actuels de l’Assemblée nationale gabonais dont le mandat avait pourtant expiré en décembre 2016, viennent de voir leur séjour au palais Léon Mba à nouveau prolongé de 9 mois ! A la manœuvre, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet qui voudrait alors que le comité de suivi du dialogue d’Ali Bongo n’est toujours pas mis en place, se donner le temps de traduire en acte juridique ledit dialogue.

Grace à cette nouvelle entrave à la démocratie cautionnée par la Cour constitutionnelle, le gouvernement gabonais a désormais jusqu’à avril 2018 pour organiser les législatives pour renouveler une assemblée monocolore contrôlée à plus de 99% par le seul parti d’Ali Bongo. Ce, alors qu’aucun cas de force majeur réel et juridique ne le justifie après une première prolongation qui devait permettre d’organisation ces législatives au plus tard ce mois de juillet.

Il faut dire qu’au finish les députés de la majorité au pouvoir sont bien heureux de cette seconde prolongation, eux qui craignent véritablement pour leur fauteuil car la précédente mandature avait été constituée sous fond de boycott des législatives par l’opposition qui n’avait pas aligné le moindre candidat à cette joute électorale à l’exception de l’opposition « modérée » dont le poids est aussi rachitique que la flexibilité de leurs positionnements politiques. Merci qui ? Merci Ali Bongo !

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