Devant les magistrats, la mise en cause n’a pas cherché à nier l’évidence. Elle a expliqué avoir dérobé cette fortune pour la remettre en mains propres à son ex-mari. Selon ses déclarations, ce dernier, avec qui elle avait secrètement gardé le contact malgré deux ans de mariage avec son actuel conjoint, l’aurait manipulée en lui promettant de la reprendre pour épouse. Une fois les fonds encaissés, l’ancien compagnon a subitement coupé toute communication, s’évaporant dans la nature avec le magot.
Face à cette double trahison, la réaction du mari dépouillé a surpris l’auditoire. Loin de réclamer la condamnation de son épouse, le quadragénaire a exprimé sa ferme volonté de régler ce lourd différend dans la stricte intimité familiale. Il a ainsi formellement demandé à la cour l’abandon pur et simple des poursuites pénales engagées contre sa femme. Rongée par les remords à la barre, cette dernière a publiquement sollicité le pardon de son époux, s’engageant à collaborer activement avec les autorités pour permettre l’interpellation du fugitif.
Dans sa plaidoirie, la défense a logiquement soutenu la demande de mise en liberté immédiate de la prévenue. L’avocat a dépeint sa cliente comme la victime naïve d’un escroc machiavélique, dont le seul but était de déstabiliser ce foyer pour s’enrichir impunément. À l’issue des débats animés, la juridiction béninoise a décidé de suspendre son jugement. Le sort de la jeune femme et la suite judiciaire de cette affaire passionnelle seront définitivement connus le 10 juin prochain, date fixée pour le délibéré.



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