Le mode opératoire de ce criminel est désormais bien connu des riverains. L’homme cible d’abord les véhicules stationnés dans les cours avant de s’en prendre directement à la structure des habitations. Cette folie incendiaire a notamment frappé le quartier Malibe-1 dans la nuit du 16 juin, tandis que d’autres sinistres similaires ont été répertoriés du côté de la Cité des cadres.
Des familles sauvées in extremis par le voisinage
Les témoignages des victimes, qui s’accumulent au fil des jours, dressent un tableau particulièrement alarmant de la situation sécuritaire. Fortuné N.O., un père de famille dont le domicile a été ciblé la semaine dernière, témoigne de la violence de l’attaque. « La voiture de ma femme a été calcinée entièrement, une partie de la toiture de la maison endommagée », relate-t-il, avant de souligner l’importance cruciale de la solidarité locale : « Sans l’intervention des voisins, ma famille et moi serions morts calcinés. Il faut qu’on agisse dans l’urgence. ».
Une autre maison victime des actes du pyromane
Un constat partagé par un autre résident, dont le frère a échappé de justesse à une deuxième ou troisième tentative d’intrusion, et qui confirme que seule la réactivité des voisins a permis d’éviter un drame humain. Face à cette menace constante, c’est bien la vigilance communautaire qui constitue aujourd’hui l’unique rempart des Akandais contre les agissements de ce pyromane.
L’incompréhension face à la lenteur des enquêtes
Malgré la gravité des faits, le suspect courrait toujours en toute impunité. Selon plusieurs habitants, l’incendiaire aurait pourtant été formellement identifié grâce aux enregistrements des caméras de surveillance installées dans les domiciles pris pour cible. En dépit de ces éléments de preuve manifestes, aucune interpellation n’a encore été effectuée par les forces de sécurité, suscitant l’incompréhension et la colère des victimes.
Un véhicule parti en fumée
« Nous avons saisi les autorités de la commune face à ce drame, nous attendons toujours les résultats, mais entre-temps le délinquant, lui, continue ses basses besognes », déplore J.A., un autre riverain touché par ces actes de vandalisme. Ce climat d’insécurité ravive d’ailleurs de mauvais souvenirs dans la commune, qui avait déjà été confrontée il y a quelques années à un individu armé d’une pioche fracassant les pare-brises des véhicules avant d’être finalement arrêté. Une situation qui rappelle la persistance d’une délinquance grave et parfois mal maîtrisée dans cette zone urbaine.





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