Ali Bongo, comme tout bon parrain de la mafia présidentielle Bongo au pouvoir au Gabon depuis 50 ans, dispose d’hommes de main, sous couverture, capables d’agir à son compte à tout moment. Cela s’est encore vérifié vendredi matin lors de la descente “judiciaire” musclée au domicile l’opposant Jean Ping dans l’affaire sordide de diffamation aux 600 millions de FCFA de dommages et intérêts.

Pour remplir cette sombre besogne judiciaire, Ali Bongo et son conseiller Hervé Opiangah ont  commis Mohamed-TaoÏdi Mhintcho Soufiano, un controversé huissier de justice qui a derrière lui plusieurs séjours à la prison centrale de Libreville. C’est donc ce “gabonais” d’origine béninoise que le couple Bongo-Opiangah a décidé d’user pour déposséder Jean Ping de ses biens.

Originaire de Porto-Novo (Bénin), la famille aventurière du sulfureux huissier est arrivée au Gabon peu avant les indépendances pour y faire fortune. Le père Soufiano fut un célèbre coiffeur de la capitale gabonaise jusqu’à sa mort. Mohamed-TaoÏdi est lui arrivé dernièrement dans la profession d’huissier comme par magie, titulaire d’un prétendu master fantoche qu’il aurait obtenu à l’Université Paul Valery de Montpellier (France). Depuis, il est un huissier véreux qui tente de faire fortune auprès d’Ali Bongo.

L’huissier aux talents sombres, avait déjà servi Ali Bongo en 2015 dans l’affaire de la succession d’Omar Bongo à Libreville. L’homme aux méthodes peu religieuses, avait déjà défrayé la chronique en violant toutes les règles de sa profession en allant, avec toujours le même dispositif militaire, faire une descente à l’étude de maître Lydie Relongue en son absence. Ce, dans la guéguerre que se livrait à l’époque Pascaline et Ali Bongo sur le dossier de la fortune usurpée de leur père mort au pouvoir.

C’est donc dire que Mohamed-TaoÏdi Mhintcho Soufiano a du métier dans l’art de se donner en spectacle sous les regards bienveillants de ses deux patrons Hervé Opiangah et Ali Bongo. Un sombre personnage qui a déjà derrière lui 36 ans d’expérience controversée dans le domaine de l’exécution des “décisions de justice” au profit de la famille Bongo.

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