La scène se serait déroulée dans le bureau du procureur de la République du tribunal de première instance de Libreville. Jean Remy Yama, ramené nuitamment (La nuit, la nuit) pour présenter les excuses au Chef de l’Etat . Il refuse, puis le Procureur ordonne son retour à la Prison.

Interpellé depuis le 9 juillet et entendu par les officiers de Police Judicaire pour des faits de « trouble à l’Ordre Public » et « Incitation à la violence », le leader de la société civile Jean-Rémy Yama, Coordinateur général de Dynamique Unitaire et Président du Mouvement Les Témoins Actifs et quelques-uns de ses collègues ont été finalement présentés devant le parquet, le mercredi 13 juillet en matinée après une garde à vue de près de cinq jours.

Son déferment a mobilisé nombreux citoyens, et même le candidat à la présidentielle Bruno Ben Moubamba qui s’y sont rendus pour apporter leur soutien au leader de la société civile. Il ya même eu des altercations et échauffourées devant le portail du tribunal.

C’est dans la journée du mercredi 13 juillet que Jean Remy Yama a été placé sous mandat de dépôt après audition par le parquet et envoyé en détention préventive à la Prison centrale de Gros Bouquet.

Là où l’affaire devient intéressante est que dans la même nuit ,le Professeur Jean Remy Yama aurait été ramené devant le Procureur de la République qui lui aurait demandé de présenter les excuses au Chef de l’Etat pour qu’il soit libéré. Ce que Jean Remy Yama aurait refusé séance tenante. Il aurait dit ceci en substance : « Je suis un leader de la société civile. Je manifeste pour réclamer le respect des dispositions constitutionnelles et légales dans notre pays. Si c’est ce que vous entendez par trouble à l’ordre public, alors j’accepte d’être condamné. Mais je ne présenterai pas d’excuse à qui que ce soit parce que j’ai demandé l’observation de notre loi fondamentale ». Face à ce refus, le Procureur de la République aurait ordonné qu’il retourne en prison.

Toutes ces informations, si elles sont avérées, prouveraient que le dossier de Jean Remy Yama est totalement vide et que les charges retenues contre lui sont insuffisantes pour le détenir en prison puisqu’il n’y avait aucune preuve. On peut également, nous réfléchissons, je n’affirme rien, penser que les aveux et excuses de Jean Remy Yama auraient pu être enregistrés et utilisés contre lui par ses détracteurs pour le vilipender et entamer son intégrité.

De tels agissements sont à condamner avec la dernière énergie dans un état de droit. On n’arrête pas les citoyens arbitrairement par plaisir. Cela pourrait traduire une certaine fébribilité du pouvoir.

Au fait, On pourrait aussi demander au Tribunal de nous donner les suites de toutes ces nombreuses affaires qui ont fait la Une des journaux et sont restées lettre morte.Je cite en l’occurrence l’affaire de Serge Maurice Mabiala. Qui connait l’arrangement qui a été fait entre Ali Bongo, Nzouba Ndama et Héritage et Modernité pour libérer Mabiala?Tout le monde a oublié et personne n’en parle ni du côté du pouvoir, ni de l’Opposition. On sait seulemnt que Mabiala a été arrêté pour détournement de 2 Milliards de FCFA. Il est sorti et c’est tout. Les a-t-il remboursés ou pas ? Quelle entente y a-t-il eu ? Nous parlons qu’en même 2000 Millions de FCFA. On sait aussi l’affaire des armes découvertes au Cap. On en est où ?, Les 4 Milliards d’impôts impayés du Maisha. Chantal Myboto a-t-elle payé ou pas ?, Les affaires des fêtes tournantes contre Jean Eyeghe NDONG????etc.

La justice ne va quand même pas continuer à être instrumentalisée pour régler les problèmes politiques. A quoi aurait servi la grève des Magistrats pour réclamer leur indépendance ? Là je pose la question aux Magistrats eux-mêmes qui sont descendus dans la rue pour défier le Pouvoir Exécutif.

Pourquoi prend-on plaisir à fabriquer les héros qui n’en sont pas ? On arrête quelqu’un le matin et le soir on le libère sans aucune explication. C’est ridicule. Il faut arrêter avec ces intimidations sans fortune aucune. Pour se faire aimer, on n’a pas besoin de terroriser son peuple. Un jour, ça finit toujours par exploser. C’est la dialectique historique qui nous l’apprend.

Source : Brice Ndong

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