Marie-Christine Lebama, premier juge d’instruction auprès du tribunal de premier instance de Libreville est passé ces derniers jours de l’ombre à la lumière. La magistrate quelque peu zélée a en effet interdit contre toute attente la sortie du territoire à l’opposant Jean Ping vendredi, pour le contraindre à une convocation dans ses bureaux le mercredi 17 janvier à 15h00.

La juge qui semble avoir agit sur instigation du pouvoir exécutif et donc d’Ali Bongo, a plusieurs fois été primée par le régime Bongo pour sa fidélité. Épouse de l’indéboulonnable juge de la Cour constitutionnelle, Jacques Lebama, Marie-Christine fait partie intégrante de l’armada judiciaire de répression d’Ali Bongo.

La magistrate aurait fait ses classes à l’Ecole nationale de magistrature de Libreville où selon les dires de ses anciens collègues, elle aura toujours été une élève médiocre. Ses notes se situant en moyenne en dessous de 3/20. Mais Marie-Christine aura été repêchée de sa déroute estudiantine par sa rencontre avec Jacques Lebama qui lui permettra de faire ses armes dans plusieurs juridictions du pays dont la présidence du tribunal de commerce ou la juridiction des mineurs.

Marie-Christine à son domicile du Camp de Gaulle

Il est clair que Marie-Christine Lebama a agit vendredi, sous l’instigation de son époux, l’un des 9 juges constitutionnels grassement payés par la famille Bongo pour valider leurs victoires aux présidentielles depuis 1990. Sinon comment comprendre qu’un justiciable entendu à “titre de renseignement” dans une affaire ait eu droit à tout ce déferlement de repression, d’une administration judiciaire pourtant en grève depuis le 14 décembre dernier.

Car selon les dispositions de l’article 90 du code de procédure pénale : “Le juge d’instruction fait citer à comparaître devant lui, par un huissier ou un agent de la force publique, toute personne dont l’audition paraît utile à la manifestation de la vérité.”

L’article 91 du même code stipule clairement que : ” toute personne qui aura été citée à comparaître devant le juge d’instruction et qui n’y déférera pas sera condamnée à une amende de 20.000 à 100.000 Fcfa. L’article précité de poursuivre que: le juge d’instruction pourra en outre, sur conclusions du Ministère public, décerner contre elle un mandat d’amener pour la contraindre à venir témoigner.”

Autrement dit, aucune mesure coercitive ne peut être prise à l’encontre d’un justiciable qui n’a pas manifesté son refus de déférer à une convocation régulière du juge d’instruction.

Il va sans dire, que si la convocation du juge Marie Christine Lebama adressée à Mr Jean ping revêt un caractère légal conforme à la conduite de son information judiciaire, sa décision d’interdire Jean ping de sortir du territoire Gabonais revêt quand à elle un caractère abusif voire illégal.

 

 

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