Ali et Sylvia Bongo n’ont assurément pas dormi de la nuit. Samedi soir Edouard-Pierre Valentin, le beau-père d’Ali Bongo, a été conspué à Paris en raison de ses liens étroits avec son régime. Aux cotés de son bras droit, le ministre déchu Crépin Gwodock, le père de Sylvia Bongo a essuyé une humiliation publique qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Alors qu’ils sirotaient un café sur les Champs élysées hier en début de soirée, Edouard-Pierre Valentin et Crépin Gwodock ont été pris à partie par la diaspora gabonaise de France, en fronde contre la réélection d’Ali Bongo élu, rappelons-le, grâce au coup de main de sa belle-mère Marie Madeleine Mbourantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle, qui a fait annuler l’ensemble des bureaux de votes de l’Estuaire qui lui étaient défavorables électoralement.

Crépin Gwodock n’a pas été épargné lui qui avait osé traiter les gabonais de la diaspora de « migrants de la jungle » pour défendre Ali Bongo humilié en début de mois aux Etats-Unis dans des conditions similaires. Un Ali Bongo qui n’a jusque là pas réussi à mettre ces contestataires de son régime dans sa poche. Une nuit mémorable donc pour ces deux amis d’Ali bongo qui ont eu l’air effrayé de voir autant d’insoumission de ces jeunes gabonais, révoltés par 50 ans de Bongoisme !

Informé de cet incident humiliant pour le vieux Valentin, Ali Bongo serait rentré dans une colère noire. Il a immédiatement sommé son ambassadeur en France de mieux sécuriser son beau-père face à la colère des gabonais. Flavien Enongoué s’est exécuté en publiant un communiqué dénonçant cette interpellation citoyenne et de crier au laxisme des autorités françaises.

Pas si sur que cela suffise à faire disparaître de la mémoire du vieux Valentin cette soirée particulièrement mouvementée qu’il a vécu hier soir. Lui qui a été surpris et paraissait tétanisé par cet incident surprise.

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